ARE ou ARCE : que choisir pour créer votre entreprise ?
Si vous étiez demandeur d'emploi indemnisé au moment de créer votre activité, vous avez le choix entre deux options qui ne se cumulent pas dans le temps : maintenir l'ARE chaque mois en la réduisant selon vos revenus, ou toucher une partie de vos droits restants en une seule fois via l'ARCE. Ce simulateur donne un premier ordre de grandeur pour comparer les deux.
Simulateur ARE / ARCE
Option 1 — Maintenir l'ARE en cumul avec l'activité
Chaque mois, vous déclarez à France Travail le revenu tiré de votre activité indépendante. Un abattement forfaitaire de 70 % est appliqué sur ce revenu déclaré : autrement dit, seuls 30 % du revenu sont retenus pour réduire votre allocation. Ce revenu retenu, divisé par votre allocation journalière, donne un nombre de jours « non indemnisables » dans le mois — les jours restants sont payés normalement. Concrètement, plus votre activité démarre doucement, moins l'ARE est réduite : c'est ce mécanisme qui rend le cumul souvent avantageux au démarrage. En contrepartie, depuis le 1ᵉʳ avril 2025, le cumul mensuel est plafonné à 60 % du reliquat de droits existant à la date de création : une fois ce seuil atteint, l'ARE cesse d'être versée en cumul. Les 40 % restants ne sont récupérables qu'en cas d'arrêt complet de l'activité (retour à une inscription classique comme demandeur d'emploi) ou, à titre exceptionnel, sur décision de l'Instance paritaire régionale si vous n'avez tiré aucune rémunération de votre activité.
Option 2 — L'ARCE, un capital versé en deux fois
L'ARCE transforme une partie de vos droits ARE restants en capital : 60 % du reliquat de droits à la date de création, diminués de 3 % au titre du financement de la retraite complémentaire, puis versés en deux fois — une moitié au moment de l'acceptation, l'autre environ six mois plus tard, sous réserve que l'activité soit toujours en cours et que vous n'ayez pas été embauché en CDI à temps plein entre-temps. Contrepartie de ce capital immédiat : vous renoncez au versement mensuel de l'ARE pendant la durée qui aurait été couverte par ces droits. L'ARCE suppose d'avoir été accepté au bénéfice de l'ACRE.
Ce que ce simulateur ne remplace pas
Le cumul ARE/activité et le calcul de l'ARCE comptent parmi les mécanismes les plus techniques de l'Assurance chômage : plafonnement du cumul au salaire journalier de référence antérieur, cas particuliers selon la date de création, délais de carence, conditions de versement du second versement ARCE. Ce simulateur donne un ordre de grandeur pour préparer la discussion avec votre conseiller — pas un montant garanti.
Questions fréquentes
Le choix entre l'ARE et l'ARCE est-il réversible ?
Non, en principe l'option choisie s'applique pour la durée restante des droits et ne peut pas être annulée après le versement de l'ARCE. C'est une décision à prendre après simulation, pas un réglage que l'on peut changer d'un mois sur l'autre.
Faut-il être éligible à l'ACRE pour toucher l'ARCE ?
Oui, l'ARCE suppose d'avoir été accepté au bénéfice de l'ACRE pour la création ou la reprise d'entreprise. Depuis la réforme du 1ᵉʳ janvier 2026, l'ACRE elle-même est recentrée sur des publics précis, ce qui restreint mécaniquement l'accès à l'ARCE aux mêmes conditions.
Le cumul de l'ARE avec mon activité peut-il épuiser la totalité de mes droits restants ?
Non. Depuis le 1ᵉʳ avril 2025, le cumul mensuel de l'ARE avec une activité de créateur ou repreneur d'entreprise est plafonné à 60 % du reliquat de droits existant à la date de création. Une fois ce plafond atteint, le versement cesse : les 40 % restants ne sont récupérables qu'en cas d'arrêt complet de l'activité, ou à titre exceptionnel sur décision de l'Instance paritaire régionale.