Salarié, vous envisagez de devenir indépendant ?
Vous êtes en poste et vous vous demandez si l'indépendance vaut le coup : ce guide reprend, dans l'ordre, les outils et articles déjà présents sur ce site pour répondre à chaque étape de cette question — d'abord si ça vaut le coup financièrement, puis quel statut choisir, comment vous former et tester sans tout quitter d'un coup, et enfin les démarches concrètes de création. La première étape se fait directement sur cette page, avec un comparateur qui part de votre salaire pour calculer ce qu'il faudrait facturer par jour pour le conserver ; les suivantes vous mènent vers les outils et articles du site, sans qu'aucun ne vous demande votre email.
1. Est-ce que ça vaut le coup, financièrement ?
C'est la question qui doit venir avant toutes les autres. Le comparateur ci-dessous part de ce que vous connaissez déjà, votre salaire, et répond d'abord à la question que se pose tout salarié : combien faudrait-il facturer par jour pour garder le même net ? Ensuite seulement, si vous avez un tarif en tête, il vous montre ce qu'il vous laisserait, statut par statut. Si vous ne connaissez que votre salaire brut, convertissez-le d'abord avec le simulateur brut → net de mesSimulateursRH.
Comparateur : ce qu'il faudrait facturer pour garder votre salaire
Estimer mes jours facturables
Partez des jours de semaine de l'année et retirez ce qui ne sera payé par aucun client. Les valeurs proposées sont de simples exemples : remplacez-les par les vôtres.
Ce montant est un plancher calculé à partir de votre salaire, pas un prix de marché : il ne dit pas ce que vos clients accepteront de payer. Pour situer votre métier, les fiches métier donnent les revenus moyens publiés par l'Insee. Et votre salaire contenait aussi des congés payés, l'assurance chômage, une mutuelle en partie payée par l'employeur et souvent une prévoyance, que l'indépendant finance lui-même : viser au-dessus de ce plancher est prudent.
Comment lire le résultat
Le tarif de l'étape 2 est le taux journalier minimum qui, au nombre de jours indiqué, redonne exactement votre net actuel dans chaque statut. C'est un plancher, pas un objectif : un salarié bénéficie de congés payés, d'une mutuelle en partie payée par l'employeur, de l'assurance chômage et, souvent, d'une épargne salariale, que l'indépendant doit financer lui-même. Beaucoup de conseillers recommandent de viser nettement au-dessus de ce plancher les premières années, le temps de constituer une trésorerie. Quand deux statuts sont à quelques pour cent l'un de l'autre, ne choisissez pas sur ce seul écart : le calcul reste simplifié (une part fiscale, sans ACRE ni cotisations de première année), et le comparateur multi-statuts puis un expert-comptable permettent d'affiner.
Le nombre de jours facturés est le réglage qui pèse le plus : passer de 200 à 160 jours revient à perdre un cinquième du chiffre d'affaires. L'aide « Estimer mes jours facturables » part des jours de semaine de l'année et retire les congés, les jours fériés, la prospection et l'administratif, la formation et les creux entre deux missions. L'étape 3 sert ensuite à tester un tarif précis ; pour voir l'effet de l'ACRE, le simulateur TJM freelance reprend le même calcul.
2. Choisir son statut
Une fois le calcul fait, reste à trancher entre micro-entreprise, EI, EURL, SASU ou portage salarial — pas seulement sur le net, mais aussi sur la couverture sociale, la simplicité et la responsabilité.
3. Se former et comprendre les bases
Avant de vous lancer, 5 modules courts couvrent les bases que tout indépendant doit connaître : les familles de statuts, les cotisations URSSAF, la TVA, l'ACRE, et comment fermer ou changer de statut si besoin.
4. Les démarches de création
Le statut tranché, place aux démarches officielles : projet, financement, nom, domiciliation, protection du patrimoine, immatriculation.
Et après la création ? Les cotisations et charges et la fiscalité par statut ont chacune leur catégorie dédiée sur ce site, et ce guide détaille les règles de facturation communes à tous les statuts. Toutes les autres ressources (glossaire, FAQ, liens officiels) sont regroupées dans les guides pratiques.
Questions fréquentes
Puis-je devenir indépendant sans quitter mon CDI ?
Oui, sous conditions : le cumul d'un emploi salarié et d'une micro-entreprise est autorisé, à condition de respecter votre obligation de loyauté envers votre employeur, une éventuelle clause d'exclusivité dans votre contrat, et la durée maximale légale de travail (salarié + indépendant confondus). C'est souvent le moyen le plus prudent de tester une activité avant de trancher.
Je suis en rupture conventionnelle ou au chômage : dois-je choisir l'ARE ou l'ARCE ?
Cela dépend de votre besoin de trésorerie au démarrage et de la régularité de revenus que vous anticipez. L'ARE maintient une allocation mensuelle en complément de vos premiers revenus d'activité ; l'ARCE verse le reliquat de vos droits en capital, en une ou deux fois, mais vous prive ensuite du complément mensuel. Le simulateur ARE/ARCE du site chiffre les deux options avant un choix définitif, irréversible une fois l'ARCE demandée.
Combien dois-je facturer pour gagner au moins autant qu'aujourd'hui ?
Cela dépend du statut choisi : à net équivalent, le chiffre d'affaires nécessaire varie fortement entre micro-entreprise, EI, EURL, SASU et portage salarial, du fait de charges différentes. Le comparateur en haut de cette page calcule, pour chaque statut, le taux journalier minimum qui redonne votre net actuel au nombre de jours que vous comptez facturer.
Je ne sais pas du tout par où commencer, quel est le premier outil à utiliser ?
Le guide interactif « Quel statut choisir ? » (6 questions, 2 minutes, aucun email requis) donne une première orientation. Si vous voulez d'abord savoir si le changement est financièrement intéressant, commencez plutôt par le comparateur salarié → indépendant de cette page, qui met votre net actuel en regard de chaque statut.
Quel TJM pour gagner autant qu'un salarié à 2 500 € net par mois ?
Avec 180 jours facturés, 3 000 € de frais annuels et une activité libérale au régime général, le comparateur de cette page donne un plancher d'environ 265 € par jour en micro-entreprise, de 275 à 290 € en EURL ou en EI au réel, d'environ 305 € en SASU et de plus de 350 € en portage salarial (calcul du 20/09/2026, une part fiscale, sans ACRE). Ce plancher ne finance ni congés payés, ni chômage, ni mutuelle d'entreprise : visez au-dessus, et refaites le calcul avec vos propres chiffres.