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Publié le 10/09/2026

Créer sa micro-entreprise : les 7 étapes, pas à pas

La fiche officielle service-public.fr (F23961) détaille les démarches administratives de création d'une micro-entreprise en 7 étapes. Ce guide reprend ces mêmes étapes en les reliant, à chaque fois que c'est utile, aux simulateurs de ce site — pour chiffrer une décision avant de la cocher sur le guichet unique, plutôt qu'après.

Les 7 étapes officielles

1. Préparer le projet

Étude de marché, business model, stratégie de communication : avant toute démarche administrative, l'étape consiste à évaluer si l'activité envisagée est viable. Pour un freelance ou un consultant, cela passe souvent par une question concrète : à quel tarif journalier facturer, et quel revenu net cela laisse-t-il une fois les cotisations et l'impôt déduits ?

→ Convertir un TJM envisagé en net avant de se lancer

2. Financer le projet

Business plan, fonds propres, emprunt bancaire, ou aides à la création (ACRE, ARCE, prêt d'honneur) : cette étape détermine aussi le statut le plus adapté, la micro-entreprise n'étant pas systématiquement le bon choix selon le niveau de charges prévu.

→ Voir si l'ACRE s'applique à votre situation → Comparer votre net selon le statut avant de choisir

3. Vérifier si l'activité est réglementée

Certaines activités (bâtiment, professions de santé, transport, coiffure, alimentation...) exigent un diplôme, une qualification professionnelle ou une autorisation préalable. Le guichet unique et les chambres consulaires (CMA pour l'artisanat, CCI pour le commerce) indiquent, activité par activité, les justificatifs demandés.

4. Choisir le nom

En micro-entreprise, le nom de l'entreprise est par défaut le prénom et le nom de l'entrepreneur. Un nom commercial distinct reste possible en complément, à condition de vérifier sa disponibilité (INPI, annuaire des entreprises) avant de l'utiliser sur des factures ou un site.

5. Domicilier l'entreprise

La domiciliation est une étape obligatoire, pas une option : domicile personnel, local professionnel dédié, société de domiciliation ou espace de coworking sont les options les plus courantes pour un indépendant. Le domicile personnel reste la solution la plus fréquente pour démarrer une micro-entreprise de service, sous réserve du règlement de copropriété ou du bail s'il en existe un.

6. Protéger son patrimoine

Depuis la réforme du statut de l'entrepreneur individuel (loi n° 2022-172 du 14/02/2022), la résidence principale et, plus largement, le patrimoine personnel non affecté à l'usage professionnel sont protégés automatiquement, sans démarche à accomplir. Pour un bien immobilier non affecté à l'activité professionnelle mais qui n'est pas la résidence principale, une déclaration d'insaisissabilité par acte notarié reste nécessaire pour bénéficier de la même protection.

7. Immatriculer la micro-entreprise

La déclaration se fait exclusivement en ligne sur le guichet unique de l'INPI (formalites.entreprises.gouv.fr), qui a remplacé les anciens CFE depuis 2023. L'immatriculation d'une micro-entreprise est gratuite pour la quasi-totalité des activités. Seuls les agents commerciaux, soumis à une double inscription (RCS et Registre spécial des agents commerciaux), doivent s'acquitter de frais de greffe pour cette formalité complémentaire.

Une fois immatriculé : ce qui reste à suivre

L'immatriculation n'est pas la fin des démarches : elle déclenche l'attribution d'un numéro SIRET, l'affiliation à la Sécurité sociale des indépendants, et l'obligation de déclarer un chiffre d'affaires (même nul) à échéance régulière. Le glossaire détaille les termes rencontrés à ce stade (guichet unique, TNS, chiffre d'affaires encaissé), et la page dédiée à la déclaration de CA explique le rythme et les échéances à respecter une fois l'activité lancée.

Questions fréquentes

Combien coûte la création d'une micro-entreprise ?

L'immatriculation sur le guichet unique est gratuite pour la quasi-totalité des activités (commerciales, artisanales, libérales). Seuls les agents commerciaux doivent s'acquitter de frais de greffe pour leur inscription complémentaire au Registre spécial des agents commerciaux (RSAC).

Que se passe-t-il si mon activité est réglementée ?

Une activité réglementée exige un diplôme, une qualification ou une autorisation avant de pouvoir être déclarée sur le guichet unique. Le guichet unique et les chambres consulaires (CMA, CCI) indiquent, activité par activité, les justificatifs à fournir au moment de l'immatriculation.

Ce guide résume les démarches générales de création d'une micro-entreprise à titre pédagogique. Les conditions précises (activités réglementées, domiciliation, cas particuliers) doivent être vérifiées sur le guichet unique (formalites.entreprises.gouv.fr) ou la fiche officielle service-public.fr, seules sources faisant foi.