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Mis à jour le 20/09/2026 — barèmes 2026

Micro-entreprise, EI, EURL, SASU ou portage salarial : quel statut vous fait gagner le plus net ?

Comparez en une fois les statuts les plus courants pour un indépendant (micro-entreprise, EI au réel, EURL à l'IR, EURL à l'IS, SASU, portage salarial), avec ou sans ACRE, selon votre chiffre d'affaires ou votre chiffre d'affaires facturable.

Comparateur multi-statuts

Estimation indicative — modèle simplifié, taux micro-entreprise sourcés, EI et EURL au barème 2026 des indépendants, SASU et portage approximatifs (à affiner avec un expert-comptable)
soit 3 750 € / mois
déduites du CA avant cotisations et impôt pour l'EI au réel, l'EURL, la SASU et le portage salarial ; en micro-entreprise, elles restent à votre charge et sont retranchées du net, sans réduire ni les cotisations ni l'impôt (abattement forfaitaire, non cumulable avec des frais réels)

L'ACRE n'est plus automatique depuis 2026 : vérifiez votre éligibilité avant de cocher cette case.

Le classement change selon vos priorités non chiffrées (protection sociale, simplicité, image) ? Faites le guide interactif en 6 questions →
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Micro-entreprise : taux sourcés (décret n° 2025-943 du 8/09/2025), abattement forfaitaire pour frais professionnels, qui sert uniquement au calcul de l'impôt : les charges réelles saisies ne réduisent ni les cotisations ni l'impôt de la micro-entreprise, mais elles sont retranchées de son net, puisque le micro-entrepreneur les paie aussi (correction du 16/09/2026 : elles étaient jusque-là ignorées pour la micro-entreprise, ce qui surévaluait son net dès que des frais étaient saisis). EI au réel et EURL (gérant majoritaire, régime TNS) : depuis le 20/09/2026, cotisations calculées ligne par ligne avec le barème 2026 des indépendants — assiette unique égale au revenu avant cotisations diminué d'un abattement de 26 % (décret n° 2024-688, taux publiés sur urssaf.fr), pour un artisan, un commerçant ou une profession libérale non réglementée, en année pleine — sur le CA net des charges professionnelles réelles saisies, hors dividendes ; impôt au barème 2026 pour une part, décote comprise. EURL à l'IS : la rémunération du gérant majoritaire relève de l'article 62 du CGI, qui lui ouvre la déduction forfaitaire de 10 % applicable aux traitements et salaires (BOFiP BOI-RSA-GER-20, vérifié le 14/09/2026) — c'est cette déduction, et non une approximation libre, qui est appliquée ici. EI au réel (corrigé le 14/09/2026) : même régime social TNS, mais bénéfice imposé en BIC/BNC, donc sans cette déduction de 10 % — cette ligne recopiait jusque-là le calcul de l'EURL à l'IS et surévaluait le net d'un EI au réel. Elle affiche désormais le même résultat que l'EURL à l'IR, ce qui est normal et non un doublon : à chiffre d'affaires et charges identiques, les deux statuts donnent le même net, leur différence étant juridique (société créée ou non, patrimoine séparé ou non) et non fiscale. EURL à l'IR (ajouté le 14/09/2026) : régime par défaut d'une EURL dont l'associé unique est une personne physique — fiscalement transparente, le bénéfice entier est imposé à l'IR (pas d'IS ni de dividendes), sans l'abattement de 10 % qui ne s'applique pas sous ce régime ; sourcé sur dougs.fr et bpifrance-creation.fr. Aucune des deux lignes EURL ne modélise la règle spécifique selon laquelle des dividendes versés à un gérant majoritaire au-delà de 10 % du capital + primes + compte courant seraient eux-mêmes soumis à cotisations sociales (non applicable à l'EURL à l'IR, qui ne distribue pas de dividendes au sens fiscal ; hors périmètre pour l'EURL à l'IS puisque ce comparateur ne modélise pas la mise en réserve de bénéfice pour l'EURL). SASU : répartition rémunération/dividendes optimisée automatiquement pour maximiser le net total (même moteur que le simulateur dédié), charges sociales, IS et flat tax calculés sur le CA net de charges réelles — optimum purement fiscal à court terme : un pourcentage de rémunération très bas ou nul peut ressortir gagnant mais réduit d'autant les droits à la retraite complémentaire du président, non arbitrés ici. Portage salarial : frais de gestion moyens ~7 % puis charges assimilé-salarié, appliqués sur le CA net de charges réelles. Ne remplace pas une simulation personnalisée par un expert-comptable.
Depuis le 12/09/2026, l'impôt sur le revenu n'est plus estimé à partir d'une tranche marginale déclarée à la main : il est calculé par le vrai barème progressif 2026 (0 / 11 / 30 / 41 / 45 %, une part fiscale, hors quotient familial) appliqué à la base imposable de chaque statut — plus précis, sans question supplémentaire à renseigner. La TMI affichée dans le détail de chaque résultat est déduite de ce calcul, pas déclarée.
Mode « Net visé → CA nécessaire » : le CA affiché par statut est celui qui, une fois cotisations, impôt sur le revenu (et frais de gestion pour le portage) déduits, aboutit exactement au net visé — trouvé par dichotomie (recherche par encadrement successif) sur la même formule que le mode direct, pas par une formule inverse distincte. Un statut affiché « Hors de portée » signifie que même 5 millions d'euros de chiffre d'affaires ne suffiraient pas dans ce modèle simplifié (cas rare, uniquement pour un net visé extrêmement élevé).
ACRE : pour la micro-entreprise, le taux d'exonération dépend de la date de création — 50 % pour une activité créée avant le 1ᵉʳ juillet 2026 (conservé pour toute la période ACRE), 25 % à partir de cette date (sélecteur ci-dessus, ajouté le 14/09/2026, décret n° 2026-69 du 06/02/2026). Pour l'EI au réel, l'EURL (gérant majoritaire) et la SASU (président rémunéré), le taux est plafonné à 25 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 sans palier à 50 % antérieur pour ces statuts — à taux plein tant que le revenu retenu pour les cotisations (pour l'EI et l'EURL, le bénéfice après l'abattement de 26 %) ne dépasse pas 36 045 €, puis dégressif jusqu'à 48 060 € (nul au-delà), modélisé selon la formule officielle de dégressivité (CSS art. D131-6-1 II). Éligibilité resserrée depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 (ce n'est plus automatique, vérifiez la vôtre). Le portage salarial n'y est pas éligible.
Barème vérifié le 20 septembre 2026 — mis à jour à chaque revalorisation légale. Notre méthode.

Comment comparer ces statuts ?

Le classement dépend fortement du chiffre d'affaires et de l'année considérée (avec ou sans ACRE). Sans frais professionnels, la micro-entreprise domine généralement sur le seul critère du net en poche (cotisations forfaitaires réduites, abattement forfaitaire, aucune charge fixe de société) jusqu'au plafond du régime micro : au-delà, il faut passer en société, et c'est alors l'EURL ou la SASU qui l'emporte, chacune à son tour selon le chiffre d'affaires. Avec des frais réels, l'équilibre change : le micro-entrepreneur les paie sans pouvoir les déduire, et un statut au réel peut passer devant bien avant le plafond (depuis le 16/09/2026, le comparateur retranche ces frais du net de la micro-entreprise ; ils étaient auparavant ignorés pour ce statut, ce qui la surévaluait). Le bloc « point de bascule » sous les résultats calcule ces seuils pour vos réglages exacts (constat établi et corrigé le 14/09/2026 : le comparateur classait jusque-là la micro-entreprise première même très au-delà de son plafond, situation impossible en droit). Depuis le 12/09/2026, le résultat de la SASU reflète la répartition rémunération/dividendes qui maximise le net total (comme sur le simulateur dédié), et non plus une rémunération classique à 100 % — la SASU était auparavant sous-évaluée dans ce comparateur.

Ce que chaque statut apporte, au-delà du net en poche

StatutCouverture chômageRetraite complémentaireCharges déductibles
Micro-entrepriseNonLimitéeNon (abattement forfaitaire)
EURL (gérant majoritaire)NonOui (RCI)Oui (frais réels)
SASUNon (sauf cas spécifiques)Oui (cadre)Oui (frais réels)
Portage salarialOuiOui (cadre)Oui (frais réels, via la société de portage)

Un chiffre d'affaires mensuel fixe à regarder directement ?

Résultat déjà calculé pour 2 000 €, 2 500 €, 3 000 € ou 4 000 € de CA par mois, même moteur de calcul, mêmes paramètres ajustables.

Sources officielles

Questions fréquentes

Le portage salarial est-il plus avantageux que la SASU ?

Le portage salarial applique des frais de gestion en plus de charges sociales proches de celles d'une SASU, ce qui réduit généralement le net en poche par rapport à une SASU en direct. En contrepartie, le portage évite toute création de structure et donne accès à l'assurance chômage.

L'ACRE change-t-elle le classement des statuts ?

Oui. L'ACRE réduit les cotisations la première année d'activité pour la micro-entreprise, l'EI au réel/EURL et la SASU (président rémunéré) — mais pas pour le portage salarial, qui reste un statut de salarié non éligible. Cela peut rendre ces statuts plus avantageux en année 1 qu'en régime de croisière : comparez votre situation avec et sans ACRE, et vérifiez votre éligibilité (ce n'est plus automatique depuis 2026).

À partir de quel chiffre d'affaires la micro-entreprise cesse-t-elle d'être le meilleur statut ?

Cela dépend surtout de vos frais professionnels réels. Sans frais, la micro-entreprise reste le plus souvent devant jusqu'à son plafond de chiffre d'affaires : 83 600 € pour les prestations de services (BIC comme BNC) et 203 100 € pour la vente de marchandises et l'hébergement, seuils applicables de 2026 à 2028. Au-delà, le régime micro n'est plus applicable et le comparateur l'écarte du classement. Avec des frais, la micro-entreprise perd vite l'avantage, car elle les paie sans qu'ils réduisent ses cotisations ou son impôt, alors qu'ils sont déduits dans les statuts au réel. Par exemple, avec 5 000 € de frais annuels et sans ACRE, le modèle du site place un statut au réel devant la micro-entreprise jusqu'à environ 18 600 € de chiffre d'affaires en prestation de services BIC, et jusqu'à environ 42 000 € pour un libéral au régime général. Le bloc « point de bascule » affiché sous les résultats calcule ces seuils pour votre activité, votre ACRE et vos charges réelles. Attention à ne pas confondre ces plafonds avec les seuils de franchise en base de TVA, qui sont différents et sans effet sur le choix du régime.

Quelle est la différence entre EURL à l'IR et EURL à l'IS ?

À l'IR (régime par défaut si l'associé unique est une personne physique), l'EURL est fiscalement transparente : tout le bénéfice est imposé chaque année à l'IR du gérant, sans abattement forfaitaire, et les cotisations sociales portent sur ce bénéfice entier. À l'IS (option), le gérant peut se verser une rémunération (déductible du résultat de la société, cotisations sociales calculées seulement sur cette rémunération), le reste du bénéfice étant taxé à l'IS puis, s'il est distribué, à la flat tax comme des dividendes. Ce comparateur affiche les deux options séparément.