En bref : Ce comparateur calcule le revenu net réel d'un même chiffre d'affaires en micro-entreprise, EI au réel, EURL (IR ou IS), SASU et portage salarial, avec les barèmes 2026 : taux micro du décret n° 2025-943, barème des cotisations des indépendants (assiette après abattement de 26 %), impôt sur le revenu au barème progressif, ACRE au choix. Le calcul se fait entièrement dans votre navigateur, aucune donnée n'est envoyée.
Comparez en une fois les statuts les plus courants pour un indépendant (micro-entreprise, EI au réel, EURL à l'IR, EURL à l'IS, SASU, portage salarial), avec ou sans ACRE, selon votre chiffre d'affaires ou votre chiffre d'affaires facturable.
Comparateur multi-statuts
Estimation indicative — modèle simplifié, taux micro-entreprise sourcés, EI et EURL au barème 2026 des indépendants, SASU et portage approximatifs (à affiner avec un expert-comptable)
soit 3 750 € / mois
soit 2 500 € / mois — CA nécessaire calculé par statut ci-dessous
déduites du CA avant cotisations et impôt pour l'EI au réel, l'EURL, la SASU et le portage salarial ; en micro-entreprise, elles restent à votre charge et sont retranchées du net, sans réduire ni les cotisations ni l'impôt (abattement forfaitaire, non cumulable avec des frais réels)
Option réservée aux foyers dont le revenu fiscal de référence reste sous un plafond par part : l'impôt de la micro-entreprise devient 1 % (vente), 1,7 % (services BIC) ou 2,2 % (BNC) du chiffre d'affaires, dû même si vous n'êtes pas imposable. Conditions et intérêt de l'option. Les autres statuts restent au barème.
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Micro-entreprise : taux sourcés (décret n° 2025-943 du 8/09/2025), abattement forfaitaire pour frais professionnels, qui sert uniquement au calcul de l'impôt : les charges réelles saisies ne réduisent ni les cotisations ni l'impôt de la micro-entreprise, mais elles sont retranchées de son net, puisque le micro-entrepreneur les paie aussi. Le net de la micro-entreprise tient compte de la contribution à la formation professionnelle, due en plus des cotisations : 0,1 % du chiffre d'affaires en vente et en prestation de services (taux des commerçants), 0,2 % en activité libérale ; un artisan paie 0,3 %, appliqué quand vous choisissez une entrée « Artisan » de la liste d'activité. La taxe pour frais de chambre (CCI ou chambre de métiers) n'est pas comptée. EI au réel et EURL (gérant majoritaire, régime TNS) : cotisations calculées ligne par ligne avec le barème 2026 des indépendants — assiette unique égale au revenu avant cotisations diminué d'un abattement de 26 % (décret n° 2024-688, taux publiés sur urssaf.fr), pour un artisan, un commerçant ou une profession libérale non réglementée, en année pleine — sur le CA net des charges professionnelles réelles saisies, hors dividendes ; impôt au barème 2026 pour une part, décote comprise. EURL à l'IS : la rémunération du gérant majoritaire relève de l'article 62 du CGI, qui lui ouvre la déduction forfaitaire de 10 % applicable aux traitements et salaires (BOFiP BOI-RSA-GER-20, vérifié le 14/09/2026) — c'est cette déduction, et non une approximation libre, qui est appliquée ici. EI au réel : même régime social TNS, mais bénéfice imposé en BIC/BNC, donc sans cette déduction de 10 %. Cette ligne affiche le même résultat que l'EURL à l'IR, ce qui est normal et non un doublon : à chiffre d'affaires et charges identiques, les deux statuts donnent le même net, leur différence étant juridique (société créée ou non, patrimoine séparé ou non) et non fiscale. EURL à l'IR : régime par défaut d'une EURL dont l'associé unique est une personne physique — fiscalement transparente, le bénéfice entier est imposé à l'IR (pas d'IS ni de dividendes), sans l'abattement de 10 % qui ne s'applique pas sous ce régime ; sourcé sur dougs.fr et bpifrance-creation.fr. Aucune des deux lignes EURL ne modélise la règle spécifique selon laquelle des dividendes versés à un gérant majoritaire au-delà de 10 % du capital + primes + compte courant seraient eux-mêmes soumis à cotisations sociales (non applicable à l'EURL à l'IR, qui ne distribue pas de dividendes au sens fiscal ; hors périmètre pour l'EURL à l'IS puisque ce comparateur ne modélise pas la mise en réserve de bénéfice pour l'EURL). SASU : répartition rémunération/dividendes optimisée automatiquement pour maximiser le net total (même moteur que le simulateur dédié), charges sociales, IS et flat tax calculés sur le CA net de charges réelles — optimum purement fiscal à court terme : un pourcentage de rémunération très bas ou nul peut ressortir gagnant mais réduit d'autant les droits à la retraite complémentaire du président, non arbitrés ici. Portage salarial : frais de gestion moyens ~7 % puis charges assimilé-salarié, appliqués sur le CA net de charges réelles. Ne remplace pas une simulation personnalisée par un expert-comptable.
L'impôt sur le revenu est calculé par le barème progressif 2026 (0 / 11 / 30 / 41 / 45 %, une part fiscale, hors quotient familial) appliqué à la base imposable de chaque statut, sans tranche marginale à déclarer. La TMI affichée dans le détail de chaque résultat est déduite de ce calcul, pas déclarée. Case « versement libératoire » cochée : pour la micro-entreprise seulement, l'impôt devient 1 %, 1,7 % ou 2,2 % du chiffre d'affaires selon l'activité (CGI art. 151-0), sans vérification ici du plafond de revenu fiscal de référence qui conditionne l'option ; l'ACRE ne modifie pas ce montant.
Mode « Net visé → CA nécessaire » : le CA affiché par statut est celui qui, une fois cotisations, impôt sur le revenu (et frais de gestion pour le portage) déduits, aboutit exactement au net visé — trouvé par dichotomie (recherche par encadrement successif) sur la même formule que le mode direct, pas par une formule inverse distincte. Un statut affiché « Hors de portée » signifie que même 5 millions d'euros de chiffre d'affaires ne suffiraient pas dans ce modèle simplifié (cas rare, uniquement pour un net visé extrêmement élevé). Pour partir d'un net mensuel visé sans autre réglage, avec le tableau des montants les plus courants : combien facturer pour le net que vous visez.
ACRE : pour la micro-entreprise, le taux d'exonération dépend de la date de création — 50 % pour une activité créée avant le 1ᵉʳ juillet 2026 (conservé pour toute la période ACRE), 25 % à partir de cette date (sélecteur ci-dessus ; décret n° 2026-69 du 06/02/2026). Pour l'EI au réel, l'EURL (gérant majoritaire) et la SASU (président rémunéré), le taux est plafonné à 25 % depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 sans palier à 50 % antérieur pour ces statuts — à taux plein tant que le revenu retenu pour les cotisations (pour l'EI et l'EURL, le bénéfice après l'abattement de 26 %) ne dépasse pas 36 045 €, puis dégressif jusqu'à 48 060 € (nul au-delà), modélisé selon la formule officielle de dégressivité (CSS art. D131-6-1 II). Éligibilité resserrée depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 (ce n'est plus automatique, vérifiez la vôtre). Le portage salarial n'y est pas éligible.
Barème vérifié le — mis à jour à chaque revalorisation légale. Notre méthode.
Comment comparer ces statuts ?
Le classement dépend fortement du chiffre d'affaires et de l'année considérée (avec ou sans ACRE). Sans frais professionnels, la micro-entreprise domine généralement sur le seul critère du net en poche (cotisations forfaitaires réduites, abattement forfaitaire, aucune charge fixe de société) jusqu'au plafond du régime micro : au-delà, il faut passer en société, et c'est alors l'EURL ou la SASU qui l'emporte, chacune à son tour selon le chiffre d'affaires. Avec des frais réels, l'équilibre change : le micro-entrepreneur les paie sans pouvoir les déduire, et un statut au réel peut passer devant bien avant le plafond : le comparateur retranche donc ces frais du net de la micro-entreprise. Le bloc « point de bascule » sous les résultats calcule ces seuils pour vos réglages exacts. Au-delà du plafond du régime micro, la micro-entreprise est signalée « non applicable » et n'est jamais classée première, puisqu'elle n'est plus possible en droit. Le résultat de la SASU reflète la répartition rémunération/dividendes qui maximise le net total (comme sur le simulateur dédié), et non une rémunération classique à 100 %.
Ce que chaque statut apporte, au-delà du net en poche
Statut
Couverture chômage
Retraite complémentaire
Charges déductibles
Micro-entreprise
Non
Limitée
Non (abattement forfaitaire)
EURL (gérant majoritaire)
Non
Oui (RCI)
Oui (frais réels)
SASU
Non (sauf cas spécifiques)
Oui (cadre)
Oui (frais réels)
Portage salarial
Oui
Oui (cadre)
Oui (frais réels, via la société de portage)
Un chiffre d'affaires mensuel fixe à regarder directement ?
Résultat déjà calculé pour 2 000 €, 2 500 €, 3 000 € ou 4 000 € de CA par mois, même moteur de calcul, mêmes paramètres ajustables.
Sources officielles (liens vérifiés le 19/10/2026)
Le portage salarial est-il plus avantageux que la SASU ?
Le portage salarial applique des frais de gestion en plus de charges sociales proches de celles d'une SASU, ce qui réduit généralement le net en poche par rapport à une SASU en direct. En contrepartie, le portage évite toute création de structure et donne accès à l'assurance chômage. Fonctionnement, frais et couverture : voir notre page portage salarial.
L'ACRE change-t-elle le classement des statuts ?
Oui. L'ACRE réduit les cotisations la première année d'activité pour la micro-entreprise, l'EI au réel/EURL et la SASU (président rémunéré) — mais pas pour le portage salarial, qui reste un statut de salarié non éligible. Cela peut rendre ces statuts plus avantageux en année 1 qu'en régime de croisière : comparez votre situation avec et sans ACRE, et vérifiez votre éligibilité (ce n'est plus automatique depuis 2026).
À partir de quel chiffre d'affaires la micro-entreprise cesse-t-elle d'être le meilleur statut ?
Cela dépend surtout de vos frais professionnels réels. Sans frais, la micro-entreprise reste le plus souvent devant jusqu'à son plafond de chiffre d'affaires : 83 600 € pour les prestations de services (BIC comme BNC) et 203 100 € pour la vente de marchandises et l'hébergement, seuils applicables de 2026 à 2028. Au-delà, le régime micro n'est plus applicable et le comparateur l'écarte du classement. Avec des frais, la micro-entreprise perd vite l'avantage, car elle les paie sans qu'ils réduisent ses cotisations ou son impôt, alors qu'ils sont déduits dans les statuts au réel. Par exemple, avec 5 000 € de frais annuels et sans ACRE, le modèle du site place un statut au réel devant la micro-entreprise jusqu'à environ 18 800 € de chiffre d'affaires en prestation de services BIC, et jusqu'à environ 43 000 € pour un libéral au régime général. Le bloc « point de bascule » affiché sous les résultats calcule ces seuils pour votre activité, votre ACRE et vos charges réelles. À chiffre d'affaires donné, le niveau de frais à partir duquel le réel l'emporte est donné par activité dans le tableau des seuils de frais réels. Attention à ne pas confondre ces plafonds avec les seuils de franchise en base de TVA, qui sont différents et sans effet sur le choix du régime.
Quelle est la différence entre EURL à l'IR et EURL à l'IS ?
À l'IR (régime par défaut si l'associé unique est une personne physique), l'EURL est fiscalement transparente : tout le bénéfice est imposé chaque année à l'IR du gérant, sans abattement forfaitaire, et les cotisations sociales portent sur ce bénéfice entier. À l'IS (option), le gérant peut se verser une rémunération (déductible du résultat de la société, cotisations sociales calculées seulement sur cette rémunération), le reste du bénéfice étant taxé à l'IS puis, s'il est distribué, à la flat tax comme des dividendes. Ce comparateur affiche les deux options séparément.