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ARE ou ARCE : que choisir pour créer votre entreprise ?

En bref : Deux options qui ne se cumulent pas : l'ARE maintenue chaque mois en cumul avec l'activité (abattement de 70 % sur le revenu déclaré, cumul plafonné à 60 % du reliquat de droits depuis le 1ᵉʳ avril 2025), ou l'ARCE, versement en capital de 60 % des droits restants, en deux fois. L'ARE convient à un démarrage progressif, l'ARCE à un besoin de trésorerie immédiat.

Si vous étiez demandeur d'emploi indemnisé au moment de créer votre activité, vous avez le choix entre deux options qui ne se cumulent pas dans le temps : maintenir l'ARE chaque mois en la réduisant selon vos revenus, ou toucher une partie de vos droits restants en une seule fois via l'ARCE. Ce simulateur donne un premier ordre de grandeur pour comparer les deux.

Simulateur ARE / ARCE

Estimation simplifiée — à vérifier avec votre conseiller France Travail avant toute décision, notamment avant l'ARCE (choix définitif)
Indiquée sur votre attestation d'ouverture de droits France Travail.
Visible dans votre espace personnel France Travail. Valeur par défaut : 548 jours, la durée maximale avant 55 ans (environ 18 mois).
Une estimation suffit — le résultat se recalcule automatiquement.
🔒 Aucune donnée envoyée 📧 Aucun email requis, même pour le PDF 🆓 100 % gratuit
Simulation simplifiée, pas une décision à prendre sur cette seule base. Le calcul applique l'abattement forfaitaire de 70 % sur le revenu déclaré (règle générale du cumul ARE/activité non salariée), le plafonnement du cumul ARE à 60 % du reliquat de droits (en vigueur depuis le 1ᵉʳ avril 2025), et pour l'ARCE le taux de 60 % du reliquat net de la déduction de 3 % pour la retraite complémentaire — avec un mois conventionnel de 30 jours. Les règles réelles comportent d'autres cas particuliers (plancher de versement, plafonnement au salaire journalier de référence, délais de carence) non modélisés ici. Vérifiez toujours votre situation exacte sur votre espace France Travail, ou avec le simulateur officiel de France Travail, avant toute décision — en particulier avant l'ARCE : une fois choisie, l'option ne peut plus être annulée.
Barème vérifié le — mis à jour à chaque revalorisation légale. Notre méthode.
Le PDF est généré dans votre navigateur — aucune donnée n'est envoyée, même pour l'export.

Option 1 — Maintenir l'ARE en cumul avec l'activité

Chaque mois, vous déclarez à France Travail le revenu tiré de votre activité indépendante. Un abattement forfaitaire de 70 % est appliqué sur ce revenu déclaré : autrement dit, seuls 30 % du revenu sont retenus pour réduire votre allocation. Ce revenu retenu, divisé par votre allocation journalière, donne un nombre de jours « non indemnisables » dans le mois — les jours restants sont payés normalement. Concrètement, plus votre activité démarre doucement, moins l'ARE est réduite : c'est ce mécanisme qui rend le cumul souvent avantageux au démarrage. En contrepartie, depuis le 1ᵉʳ avril 2025, le cumul mensuel est plafonné à 60 % du reliquat de droits existant à la date de création : une fois ce seuil atteint, l'ARE cesse d'être versée en cumul. Les 40 % restants ne sont récupérables qu'en cas d'arrêt complet de l'activité (retour à une inscription classique comme demandeur d'emploi) ou, à titre exceptionnel, sur décision de l'Instance paritaire régionale si vous n'avez tiré aucune rémunération de votre activité.

Si l'activité s'arrête, les démarches sont décrites dans la check-list de cessation d'une micro-entreprise.

Option 2 — L'ARCE, un capital versé en deux fois

L'ARCE transforme une partie de vos droits ARE restants en capital : 60 % du reliquat de droits à la date de création, diminués de 3 % au titre du financement de la retraite complémentaire, puis versés en deux fois — une moitié au moment de l'acceptation, l'autre environ six mois plus tard, sous réserve que l'activité soit toujours en cours et que vous n'ayez pas été embauché en CDI à temps plein entre-temps. Contrepartie de ce capital immédiat : vous renoncez au versement mensuel de l'ARE pendant la durée qui aurait été couverte par ces droits. L'ARCE suppose d'avoir été accepté au bénéfice de l'ACRE.

Après une rupture conventionnelle : des droits plus courts depuis le 1ᵉʳ septembre 2026

Les deux options se calculent sur vos droits restants, et leur durée maximale a baissé après une rupture conventionnelle individuelle : 15 mois avant 55 ans (18 mois auparavant) et 20,5 mois à partir de 55 ans, pour les contrats de travail qui prennent fin à compter du 1ᵉʳ septembre 2026 (20 et 30 mois en outre-mer, hors Mayotte). La règle vient de l'avenant n° 2 du 10 avril 2026 à la convention d'assurance chômage, agréé par arrêté du 19 juin 2026. À allocation journalière égale, moins de jours de droits donnent un capital ARCE et une enveloppe de maintien plus faibles : saisissez dans le simulateur le nombre de jours indiqué par France Travail, pas une durée théorique. Vérifié le auprès de l'Unédic et du Code du travail numérique.

ARE ou ARCE : une question de délai plus que de montant

Dans le modèle de ce simulateur, les deux options portent sur la même enveloppe : 60 % de vos droits restants. L'ARCE la verse en capital, amputée de 3 % pour la retraite complémentaire ; le maintien de l'ARE la verse mois après mois, sans cette retenue, mais seulement tant que l'activité dure et à un rythme qui dépend de vos revenus. La bonne question n'est donc pas « laquelle rapporte le plus ? » mais « au bout de combien de mois le maintien rattrape-t-il le capital ? ».

Pourquoi 548 jours par défaut ? C'est la durée maximale d'indemnisation d'un allocataire de moins de 55 ans à la fin de son contrat : 548 jours, soit environ 18 mois (685 jours à 55 ou 56 ans, 822 jours à partir de 57 ans), hors outre-mer et hors rupture conventionnelle depuis le 1ᵉʳ septembre 2026. Vos droits restants à la date de création sont souvent plus courts : remplacez la valeur par celle de votre espace France Travail. Vérifié le auprès de France Travail et de l'Unédic.

Exemple avec les valeurs par défaut (45 € d'allocation journalière, 548 jours de droits, 1 500 € de revenu mensuel) : le maintien verse 900 € par mois (20 jours indemnisés sur 30), l'ARCE 14 352 € en deux versements de 7 176 €. Il faut 15,9 mois de maintien pour percevoir autant que l'ARCE ; au bout des 16 mois de cumul possibles environ, le maintien a versé 14 805 €, soit 453 € de plus. Avant ce délai, c'est l'ARCE qui a mis le plus d'argent sur votre compte, et dès le premier jour.

  • Plus votre activité rapporte vite, plus le maintien s'étire : chaque euro de revenu réduit le nombre de jours indemnisés dans le mois et repousse le point d'équilibre.
  • Au-delà d'un certain revenu, le maintien ne verse plus rien : avec 45 € d'allocation journalière, c'est le cas à partir d'environ 4 430 € de revenu mensuel. L'ARCE devient alors la seule option qui apporte quelque chose.
  • Si l'activité s'arrête tôt, le maintien laisse intacts les droits non consommés, alors que l'ARCE est définitive. Les conditions de reprise des droits se vérifient auprès de France Travail.

La carte « Point d'équilibre » du simulateur refait ce calcul avec vos propres chiffres. Elle hérite des mêmes simplifications que le reste de l'outil (mois de 30 jours, ni plancher, ni plafond, ni délai de carence).

Vous lisez un autre taux ailleurs ? Les règles du cumul et le taux de l'ARCE ont changé plusieurs fois ces dernières années, et des pages plus anciennes circulent encore. Regardez la date de la page, puis vérifiez le taux en vigueur sur francetravail.fr ou unedic.org : ce sont les seules références qui engagent.

Ce que ce simulateur ne remplace pas

Le cumul ARE/activité et le calcul de l'ARCE comptent parmi les mécanismes les plus techniques de l'Assurance chômage : plafonnement du cumul au salaire journalier de référence antérieur, cas particuliers selon la date de création, délais de carence, conditions de versement du second versement ARCE. Ce simulateur donne un ordre de grandeur pour préparer la discussion avec votre conseiller — pas un montant garanti.

Sources officielles (consultées le 24/09/2026)

  • Service-public Entreprendre — aide à la reprise ou à la création d'entreprise (Arce) : conditions, montant, versement
  • Service-public Entreprendre — connaître les aides France Travail à la création ou reprise d'entreprise
  • economie.gouv.fr — Acre, Arce, ARE : les dispositifs d'aide à la création ou reprise d'entreprise
  • France Travail — comment est déterminée la durée d'indemnisation : 548 jours au maximum avant 55 ans, 685 jours à 55 ou 56 ans, 822 jours à partir de 57 ans (consulté le 12/10/2026)
  • Unédic — pendant combien de temps vais-je toucher mes allocations chômage : mêmes durées maximales (consulté le 12/10/2026)
  • Unédic — assurance chômage, ce qui change le 1ᵉʳ septembre 2026 : durée maximale d'indemnisation après une rupture conventionnelle (consulté le 05/10/2026)
  • Code du travail numérique (ministère du Travail) — rupture conventionnelle et chômage : nouvelles durées d'indemnisation à partir du 1ᵉʳ septembre 2026 (consulté le 05/10/2026)

Questions fréquentes

Le choix entre l'ARE et l'ARCE est-il réversible ?

Non, en principe l'option choisie s'applique pour la durée restante des droits et ne peut pas être annulée après le versement de l'ARCE. C'est une décision à prendre après simulation, pas un réglage que l'on peut changer d'un mois sur l'autre.

Faut-il être éligible à l'ACRE pour toucher l'ARCE ?

Oui, l'ARCE suppose d'avoir été accepté au bénéfice de l'ACRE pour la création ou la reprise d'entreprise. Depuis la réforme du 1ᵉʳ janvier 2026, l'ACRE elle-même est recentrée sur des publics précis, ce qui restreint mécaniquement l'accès à l'ARCE aux mêmes conditions.

Le cumul de l'ARE avec mon activité peut-il épuiser la totalité de mes droits restants ?

Non. Depuis le 1ᵉʳ avril 2025, le cumul mensuel de l'ARE avec une activité de créateur ou repreneur d'entreprise est plafonné à 60 % du reliquat de droits existant à la date de création. Une fois ce plafond atteint, le versement cesse : les 40 % restants ne sont récupérables qu'en cas d'arrêt complet de l'activité, ou à titre exceptionnel sur décision de l'Instance paritaire régionale.