Mes indépendants
Indépendant, ne perdez pas le nord.
Mis à jour le 16/09/2026 — données Insee 2024 / 2023

Combien gagne un agent immobilier indépendant ?

Agent commercial en immobilier (mandataire, souvent en réseau comme iad, Safti ou Optimhome) ou agent immobilier titulaire de la carte professionnelle : le secteur immobilier est l'un des plus dynamiques en nombre de créations d'entreprises ces dernières années, avec une part de micro-entrepreneurs proche de la moitié des non-salariés — mais attention, l'accès à ce statut dépend fortement du profil exact (voir plus bas).

Le revenu mensuel moyen, secteur Activités immobilières

2 480 €
non-salariés classiques (hors micro-entreprise), 2024 — secteur Activités immobilières
1 070 €
micro-entrepreneurs, 2023 (dernière année détaillée par secteur)
50,3 %
de micro-entrepreneurs parmi les non-salariés du secteur, 2023

Repère : en 2024, tous secteurs confondus, un non-salarié classique gagne en moyenne 4 150 €/mois (+0,7 % sur un an en euros constants) et un micro-entrepreneur 680 €/mois (revenu médian : 330 €/mois). Les activités immobilières sont en dessous pour les indépendants hors micro-entreprise (2 480 €), mais au-dessus pour les micro-entrepreneurs (1 070 €, 2023), avec environ un non-salarié sur deux sous ce régime (50,3 %).

Activités immobilières : les chiffres détaillés

CatégorieEffectifsRevenu mensuel moyenRevenu annuel moyen (×12)
Non-salariés classiques (2024)42 0002 480 €29 760 €
Micro-entrepreneurs (2023)n.d.1 070 €12 840 €
Effectif total du secteur (2023, classique + ME)n.d.

Agent titulaire de la carte ou mandataire : un chiffre qui mélange les deux

Ce secteur (section L de la nomenclature Insee, « Activités immobilières ») regroupe des profils très différents : agences immobilières et agents immobiliers titulaires de la carte professionnelle, agents commerciaux et mandataires en immobilier, mais aussi gestion locative, syndics de copropriété et marchands de biens. Or l'accès à la micro-entreprise diffère radicalement selon le profil exact — voir la question dédiée ci-dessous — ce qui rend ce chiffre plus hétérogène que sur la plupart des autres fiches métier du site.

Les deux moyennes n'ont pas le même millésime : 2024 pour les non-salariés classiques, 2023 pour les micro-entrepreneurs, dernière année ventilée par secteur par l'Insee à la date de rédaction.

Mandataire en réseau : commissions, frais et fiscalité

Pour un agent commercial en immobilier, le revenu dépend des ventes conclues, pas d'une rémunération fixe : plusieurs mois peuvent séparer la signature d'un mandat de l'encaissement de la commission, ce qui rend le revenu irrégulier d'un mois sur l'autre. Lorsqu'il travaille pour un réseau, la commission payée par le client est partagée : le mandataire facture au réseau la part qui lui revient, et c'est en général cette part, et non les honoraires totaux, qui constitue son chiffre d'affaires. Certains réseaux facturent en plus un abonnement ou un pack de services.

Fiscalement, la doctrine administrative range les commissions des agents commerciaux dans les bénéfices non commerciaux (BNC). En micro-entreprise, le mandataire applique donc l'abattement de 34 % pour l'impôt et, son activité n'étant pas rattachée à la Cipav, le taux de cotisations des professions libérales du régime général, 25,6 % du chiffre d'affaires en 2026, dans la limite de 83 600 € de chiffre d'affaires annuel. L'agent immobilier titulaire de la carte professionnelle est, lui, exclu de la micro-entreprise (voir la question plus bas).

Les frais typiques d'un mandataire sont le véhicule et le carburant (visites et estimations se font sur le terrain), le téléphone, la diffusion des annonces lorsqu'elle n'est pas prise en charge par le réseau, l'assurance responsabilité civile professionnelle et la formation. En micro-entreprise, ils ne sont pas déductibles et se paient sur le revenu restant.

Exemple chiffré (hypothèse d'illustration) : un mandataire facture 50 000 € de commissions à son réseau sur l'année. Cotisations : 50 000 × 25,6 % = 12 800 €. Revenu imposable : 50 000 × 66 % = 33 000 €, soit environ 3 004 € d'impôt au barème 2026 (une part, ce seul revenu). Il reste environ 34 196 €, hors contribution à la formation professionnelle, avant les frais de véhicule et de prospection. À ce niveau, le seuil majoré de la franchise en base de TVA des prestations de services (41 250 €) est franchi : la TVA s'applique dès le dépassement, ce qui se prépare avec le réseau pour la facturation. Voir les seuils de TVA et le comparateur multi-statuts.

Sources officielles

  • Insee Première n°2114 — Les revenus d'activité des non-salariés en 2024
  • Insee Première n°2060 — Les revenus d'activité des non-salariés en 2023
  • Insee — Revenus d'activité des non-salariés par activité (tableau détaillé par secteur)
  • economie.gouv.fr — Quelles activités peut-on exercer en micro-entreprise ? (exclusion des agents immobiliers, TVA immobilière)

Immobilier et autres secteurs : les revenus comparés

Autres professions indépendantes suivies avec les mêmes sources Insee :

Questions fréquentes

Un agent immobilier titulaire de la carte professionnelle peut-il être micro-entrepreneur ?

Non — et c'est le point le plus important à comprendre sur cette page. L'agent immobilier titulaire de la carte professionnelle (loi Hoguet) est exclu du régime micro-entrepreneur, son activité étant soumise à la TVA immobilière (source : economie.gouv.fr). En revanche, l'agent commercial en immobilier — souvent appelé mandataire —, qui exerce sous la responsabilité d'un titulaire de carte ou d'un réseau (iad, Safti, Optimhome, Capifrance...), n'est pas concerné par cette exclusion et peut exercer en micro-entreprise : c'est d'ailleurs l'un des statuts les plus répandus dans ce métier. Le chiffre de cette page mélange les deux profils, l'Insee ne les distinguant pas dans cette publication.

Pourquoi les micro-entrepreneurs de l'immobilier (1 070 €) gagnent-ils moins que les indépendants hors micro-entreprise (2 480 €) ?

L'Insee ne chiffre pas les causes de cet écart, mais plusieurs éléments l'éclairent. Les deux populations n'exercent pas tout à fait le même métier : les agents titulaires de la carte professionnelle, exclus de la micro-entreprise, se trouvent tous du côté des non-salariés classiques, alors que les micro-entrepreneurs sont souvent des mandataires. Beaucoup de mandataires débutent avec un portefeuille de mandats réduit ou exercent en complément d'une autre activité, et un revenu fondé sur quelques ventes par an varie fortement d'une personne à l'autre. Enfin, en micro-entreprise, aucune charge réelle n'est déduite : l'abattement forfaitaire en tient lieu.

Un mandataire immobilier relève-t-il du BIC ou du BNC ?

Du BNC dans le cas général : la doctrine fiscale range les commissions des agents commerciaux dans les bénéfices non commerciaux. En micro-entreprise, cela correspond à un abattement de 34 % et, hors Cipav, à un taux de cotisations de 25,6 % en 2026. L'agent immobilier titulaire de la carte professionnelle exerce, lui, une activité commerciale et ne peut pas opter pour la micro-entreprise.

Périmètre : la section « Activités immobilières » de l'Insee, qui réunit agents titulaires de la carte, mandataires, gestion locative, syndics et marchands de biens.
Moyennes Insee disponibles au 14/09/2026 et exemple calculé avec les taux 2026 du site. Vos commissions réelles, votre contrat avec le réseau et vos frais peuvent modifier fortement le résultat : simulez vos montants et, au besoin, consultez un expert-comptable.