Mes indépendants
Indépendant, ne perdez pas le nord.
Mis à jour le 20/09/2026 — données Insee 2024 / 2023

Combien gagne un développeur indépendant ?

Développement web, applications, logiciels sur mesure, conseil technique : le secteur informatique concentre l'un des plus gros bataillons de non-salariés en France, et l'un de ceux où la micro-entreprise domine le plus largement en nombre — sans forcément dominer en revenu par personne.

Le revenu mensuel moyen, secteur Information et communication

4 190 €
non-salariés classiques (hors micro-entreprise), 2024 — +1,1 % vs 2023, en euros constants
1 050 €
micro-entrepreneurs, 2023 (dernière année détaillée par secteur)
70,5 %
de micro-entrepreneurs parmi les non-salariés du secteur, 2023

Pour situer ces montants : en 2024, l'ensemble des non-salariés classiques gagne 4 150 €/mois en moyenne (+0,7 % sur un an en euros constants) et l'ensemble des micro-entrepreneurs 680 €/mois, la moitié d'entre eux déclarant moins de 330 €/mois. Le secteur Information et communication est proche de la moyenne pour les non-salariés classiques (4 190 €) et au-dessus pour les micro-entrepreneurs (1 050 €, chiffre 2023).

Information et communication : les chiffres par catégorie

CatégorieEffectifsRevenu mensuel moyenRevenu annuel moyen (×12)
Non-salariés classiques (2024)44 0004 190 €50 280 €
Non-salariés classiques (2023)n.d.4 070 €48 840 €
Micro-entrepreneurs (2023)n.d.1 050 €12 600 €
Effectif total du secteur (2023, classique + ME)140 000

Les évolutions sur un an sont publiées par l'Insee en euros constants, c'est-à-dire corrigées de l'inflation (2,0 % en 2024), alors que les revenus mensuels sont exprimés en euros courants et que les montants 2023 proviennent de la publication de l'année précédente, parfois révisée depuis. L'écart entre les deux lignes du tableau ne correspond donc pas exactement au pourcentage affiché.

Développeurs, mais pas seulement : le périmètre du secteur

Ce secteur (section J de la nomenclature Insee, « Information et communication ») regroupe la programmation et le conseil informatique, mais aussi l'édition, l'audiovisuel et les télécommunications non salariées — des activités minoritaires en nombre de non-salariés face à la programmation/conseil informatique, mais que l'Insee ne détaille pas séparément à l'échelle d'une simple page de statistiques.

À noter également : la moyenne des micro-entrepreneurs date de 2023, dernière année pour laquelle l'Insee a publié la ventilation par secteur, tandis que celle des indépendants au réel ou en société porte sur 2024.

Développeur freelance : statut, frais et TVA en pratique

Le développement sur mesure, l'intégration ou le conseil technique sont des prestations intellectuelles : la quasi-totalité des développeurs indépendants se déclarent en BNC, le BIC restant réservé à des cas commerciaux précis comme la vente de licences logicielles standardisées. En micro-entreprise, cela signifie un abattement de 34 % pour l'impôt et, l'activité n'étant pas rattachée à la Cipav, le taux de cotisations du régime général des indépendants : 25,6 % du chiffre d'affaires en 2026, dans la limite de 83 600 € de chiffre d'affaires annuel.

Comme pour un consultant, le revenu dépend surtout du nombre de jours facturés : une mission longue en régie chez un client, parfois par l'intermédiaire d'une société de services ou d'une plateforme de mise en relation, n'a pas le même rythme qu'une succession de petits projets au forfait séparés par des semaines non facturées. Les postes de frais typiques sont le matériel informatique, les licences et abonnements (outils de développement, hébergement, services cloud ou API), la formation et, parfois, un poste en coworking.

Exemple chiffré (hypothèse d'illustration) : 90 jours à 400 € HT, soit 36 000 € de chiffre d'affaires. En micro-entreprise, les cotisations atteignent 36 000 × 25,6 % = 9 216 €. Le revenu imposable est de 36 000 × 66 % = 23 760 €, ce qui donne environ 1 046 € d'impôt au barème 2026 après décote (une part, ce seul revenu). Reste environ 25 738 € sur l'année, hors contribution à la formation professionnelle. Un ordinateur à 2 000 € ou des abonnements cloud se paient ensuite sur cette somme : en micro-entreprise, ils ne font baisser ni les cotisations ni l'impôt.

Avec 36 000 € de chiffre d'affaires, ce développeur reste sous le seuil de franchise en base de TVA des prestations de services (37 500 €) : il ne facture pas de TVA et ne récupère pas celle payée sur son matériel. Moins de quatre journées supplémentaires à ce tarif suffisent pourtant à atteindre ce seuil ; voir les seuils 2026 et les règles de dépassement. Les spécificités des profils IA (abonnements API, calcul GPU) sont détaillées sur la fiche développeur IA indépendant.

Sources officielles

Revenus des indépendants : les autres fiches métier

Le même tableau Insee existe pour d'autres professions, du conseil au bâtiment :

Questions fréquentes

Le chiffre de 4 190 €/mois concerne-t-il spécifiquement les développeurs, ou un périmètre plus large ?

Un périmètre un peu plus large : l'Insee publie ce chiffre pour le secteur « Information et communication » dans son ensemble, qui inclut aussi l'édition, l'audiovisuel et les télécommunications non salariées, en plus de la programmation et du conseil informatique. Ces activités annexes restent minoritaires en nombre de non-salariés face aux développeurs et informaticiens, mais l'Insee ne publie pas de ventilation plus fine spécifique aux seuls développeurs dans ses publications de référence.

Pourquoi un développeur en micro-entreprise gagne-t-il en moyenne 1 050 € par mois, contre 4 190 € hors micro-entreprise ?

L'Insee ne chiffre pas les causes de cet écart, mais plusieurs éléments l'éclairent. En micro-entreprise, aucune charge réelle n'est déduite : l'abattement de 34 % en BNC en tient lieu, quel que soit le niveau réel des dépenses. Une partie des micro-entrepreneurs de l'informatique débutent, travaillent à temps partiel ou cumulent cette activité avec un emploi, ce qui tire la moyenne vers le bas. Enfin, le plafond de 83 600 € limite le chiffre d'affaires possible sous ce régime. Changer de statut ne multiplie donc pas le revenu par quatre : le comparateur multi-statuts montre l'écart réel à chiffre d'affaires égal.

Un développeur indépendant doit-il choisir le BIC ou le BNC ?

Dans la grande majorité des cas, le BNC : vous vendez une expertise (développement sur mesure, intégration, conseil technique), pas un produit. Le BIC ne concerne que des cas commerciaux précis, comme la vente de licences logicielles en série ou la revente de matériel. Si votre activité mélange les deux, faites confirmer la ventilation par un expert-comptable ou par le guichet unique avant de déclarer.

Périmètre : la section J de la nomenclature Insee, plus large que le seul développement ; le détail est donné dans la partie consacrée au périmètre du secteur, plus haut.
Moyennes Insee les plus récentes disponibles au 12/09/2026 et exemple fondé sur les taux 2026 utilisés par le site : un ordre de grandeur, pas un devis. Pour votre cas, simulez votre propre TJM ou consultez un expert-comptable.